INVESTIR DANS LE VIAGER

UN APERçU SUR UNE OPTION IMMOBILIère alternative

L’immobilier est depuis longtemps prisé pour investir et assurer sa sécurité financière. Parmi les différentes options, le viager émerge comme une stratégie d’investissement unique et souvent méconnue. Chaque année en France, sur environ 900 000 transactions immobilières, entre 5 000 et 8 000 viagers sont conclus. Ce marché affiche une croissance d’environ + 6 % par an depuis la crise du COVID-19. L’âge moyen du crédirentier est de 79 ans, tandis que celui du débirentier est de 48 ans. Bien que le modèle transactionnel du viager puisse être avantageux tant pour l’acheteur que pour le vendeur, il nécessite une compréhension approfondie avant de s’engager.

QU’EST CE QUE LE VIAGER ?

Le viager est un contrat de vente immobilière dans lequel le vendeur appelé crédirentier cède son bien à un acheteur appelé débirentier moyennant le paiement d’un bouquet et d’une rente viagère périodique. Cette vente, considérée comme un contrat aléatoire au même titre que les jeux, l’assurance et les paris, repose sur le principe fondamental d’aléa. À cet effet, l’article 1964 du code civil rappelle que “Le contrat aléatoire est une convention réciproque dont les effets, quant aux avantages et aux pertes, soit pour toutes les parties, soit pour l’une ou plusieurs d’entre elles, dépendent d’un événement incertain”. De plus, selon la loi, le décès du vendeur doit être imprévisible. Cela signifie que l’acheteur ne doit pas avoir eu connaissance d’une maladie dont était atteint le crédirentier au moment de la signature de l’acte de vente. De même, si le vendeur décède dans les 20 jours suivant la signature de l’acte de vente, l’événement est considéré comme prévisible et la vente n’est pas valable. Dans ce cas, les héritiers du crédirentier peuvent demander l’annulation de la vente devant le tribunal.


Contrairement à une vente traditionnelle, le paiement du prix de vente n’est pas effectué en totalité au moment de l’achat, mais sous forme de paiements échelonnés tout au long de la vie du vendeur. Il existe deux types de viager :

Par ailleurs, un type de viager plus moderne suscite un intérêt croissant :

Il convient de noter que l’absence de rente viagère disqualifie le viager sans rente en tant que contrat aléatoire. Ainsi, le « viager sans rente » n’est pas considéré comme un contrat viager au sens juridique.

AVANTAGES POUR LE VENDEUR :

AVANTAGES POUR L’ACHETEUR :

CONSIDÉRATIONS À PRENDRE EN COMPTE :

EN BREF :